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Sénégal, maintenir vivace la flamme de la Résistance contre la domination coloniale
30/01/2025
*Partie 4*
Le travail d’analyse et de description de l’univers impérialiste et de ses mécanismes, n’a pas pour objectif de pousser les populations africaines à tomber dans la victimisation, en se contentant de pointer un doigt accusateur sur les individus et agents qui servent ce système ou sur le manque de moralité d’un système immoral par nature, mais d’identifier les leviers sur lesquels agir pour reprendre le contrôle de nos sociétés afin d’être moins vulnérables aux agressions et tentatives de déstabilisations impérialistes, de « pouvoir » démanteler ce système oppressif.
C’est dans ce sens que nous avons évoqué l’érection du Sénégal comme modèle démocratique, dans le narratif dominant, afin de montrer le rôle de cette, classification de nos pays, institutions et personnalités par la « communauté internationale », dans la lutte idéologique menée contre les pays du sud en général.
Il s’agissait principalement pour les pays occidentaux, de nous fixer un objectif à atteindre, un agenda, en l’occurrence la démocratie électorale, qui vient remplacer le projet de libération de la domination néocoloniale et l’instauration d’une véritable démocratie économique ; ce qui permet d’exonérer ainsi l’Occident de toute responsabilité dans notre « sous-développement », qui résulterait de « l’absence de démocratie et de bonne gouvernance dans nos pays ».
L’acceptation de ce diagnostic de notre condition collective, posé par ceux qui vivent de notre exploitation, fait, qu’au lieu d’essayer de nous libérer de leur dépendance économique et de leur tutelle politique, nous cherchons à rivaliser entre nous pour exceller dans les objectifs qu’ils nous ont fixés.
Suite...- Janvier 2025
Sénégal, maintenir vivace la flamme de la Résistance contre la domination coloniale
24/12/2024
*Partie 3*
Les problèmes sociaux ne sauraient être résolus par aucune constitution, cette dernière n’étant que le reflet de la « constitution sociale ».
Elle est une sorte de transcription juridique des principes régissant les types de relations sociales et économiques que les forces dominantes d’une société donnée jugent nécessaires à la perpétuation des valeurs, principes et intérêts auxquels elles tiennent. Ces derniers préexistent à sa rédaction, et leurs transgressions sont sanctionnées même en l’absence de toutes règles écrites, elles sont pourrait-on dire, bien établis dans la « culture dominante.
Et partout où les règles constitutionnelles sont violées, ce qui est le cas, même dans les pays qui se proclament démocratiques, les auteurs savent qu’ils peuvent le faire en toute impunité ; les dispositions législatives n’ayant de force que lorsque l’on dispose du pouvoir de les faire respecter.
Qu’est ce qui pourrait donner force à un texte émanant des hommes, à part la crainte d’une sanction immédiate en cas de violation de ses règles et principes.
Suite...Sénégal, maintenir vivace la flamme de la Résistance contre la domination coloniale
25/09/2024
*Partie 2*
La population sénégalaise dans sa majorité, exténuée par les longues et multiples privations, la misère, l’exploitation, les affronts et les abus, ressent le pressant besoin d’un changement radical de sa condition. Mais les conditions sont-elles pour autant réunies pour une révolution au Sénégal ?
Sommes-nous prêts à sortir de ce conformisme paralysant toute innovation sociale, remettre en question les idées reçues ainsi que les pratiques sociales qui contribuent à maintenir le statu quo néo colonial ?
La révolution n’est pas un phénomène nouveau dans l’histoire de l’humanité, beaucoup de sociétés ont subi des transformations profondes selon des modalités différentes ; elle ne consiste pas non plus, en un déferlement de violence conduisant en un changement de régime civil ou militaire.
Elle est fondamentalement un projet de transformation durable de l’ordre social et politique d’une société, visant à remplacer les anciennes relations d’oppression et d’exploitation par de nouvelles relations fondées sur plus d’égalité et de justice sociale.
L’objectif ultime étant de créer les conditions matérielles qui permettent la préservation de la dignité des populations ainsi que leur élévation spirituelle.
Suite...Présentation du projet Green Saara
01/04/2024

Elections au Sénégal
23/03/2024
Nous nous acheminons vers des élections dans des conditions les plus déplorables et dramatiques de notre histoire, elles n’en demeurent pas moins d’une extrême importance pour l’avenir de notre pays
Pour ces élections, *Souffles Panafricains* apporte son soutien à la *Coalition Diomaye Président*, qui pour nous constitue la meilleure option pour la rupture.
Nous souhaitons des élections paisibles et invitons nos concitoyens à se mobiliser et éviter que la peur du changement ne nous fasse pas perdre une opportunité de progresser.Sénégal, maintenir vivace la flamme de la Résistance contre la domination coloniale
10/02/2024
*Partie 1*
Depuis quelques décennies, la jeunesse sénégalaise révoltée contre les iniques conditions qui lui sont imposées par les différents régimes au pouvoir, s’est engagée dans un processus de résistance, avec des moments forts marqués par des pics de violences, occasionnant des morts d’hommes.
Cette jeunesse combattante, qui avait placé son espoir dans le mouvement des patriotes et son leader qui pour eux, incarnait « l’anti système », assiste maintenant ébahie et presque incrédule, à la sanglante répression que l’ordre impérialiste inflige, par procuration, aux peuples en lutte à chaque velléité de rupture contre l’injuste système néocolonial, afin de neutraliser par la peur, et pour longtemps encore, tout projet de libération.
Pourtant, la répression des forces dites de gauche, la dissolution de partis politiques, les emprisonnements et l’élimination de dissidents ne sont pas des phénomènes nouveaux dans ce pays, considéré par certains comme « un modèle de démocratie ».
L’une des faiblesses de nos mouvements politiques, ne réside-t-elle pas dans leur incapacité à inscrire dans la durée le combat contre les forces oppressives, à garder vivace la flamme de la résistance, faute de ne pas tirer suffisamment profit des enseignements de l’histoire politique de nos pays ?
En quoi la neutralisation de personnalités politiques prônant un système de gouvernance alternatif, comme feu Mamadou Dia, la répression des mouvements anticolonialistes, le démantèlement de certains partis, entre autres, ont-ils permis d’anticiper sur celles en cours ?
Quelles sont les forces sociales qui, à l’époque, avaient participé de façon active ou s’étaient faites par leur indifférence les complices de cette répression ?
Ne sont-elles pas les mêmes qui aujourd’hui s’opposent à la rupture d’avec le statu quo néocolonial ?
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